L'histogramme d'un appareil photo numérique


Le fonctionnement et l'utilisation de l'histogramme d'un appareil photo

L'histogramme d'un appareil photographique est un outil qui est fourni sur les modèles DSLR qui offrent plus d'options d'ajustement de l'exposition que les caméras automatiques 'Point and Shoot'.

L'histogramme est simplement un graphique où sont affichées les valeurs d'expositions et de contrastes pour les différents pixels. Cela affiche donc des courbes sur une échelle, qui est facile à interpréter.

Cela permet de vérifier si on a bien fait les ajustements de l'appareil photo afin d'obtenir une bonne exposition de la photographie.

Selon le modèle de boîtier, l'appareil permet de consulter l'histogramme directement sur l'écran LCD de celui-ci. Sur une caméra Nikon, on va y accéder en pesant sur la commande de visualisation, pour sélectionner la photo, puis, on bouge la manette de sélection multidirectionnelle vers le haut, ou le bas, ce qui change l'affichage des détails.

Photo de l'histogramme d'une Nikon D7000
Photo de l'histogramme d'une caméra Nikon D7000

L'histogramme photographique a une échelle qui va du sombre, à la gauche, vers le brillant, la droite. Donc, en un coup d'oeil, on peut facilement voir si la courbe déborde d'un côté ou de l'autre, ce qui signifie qu'il y a une perte d'information. Par exemple, si la courbe déborde à droite de l'histogramme, c'est que la photo est surexposée, et qu'on ne pourra pas récupérer les valeurs de certains pixels qui ne retourneront que du blanc. Un débordement à gauche, comme la photo ci-haut, signifie une sous-exposition.

L'histogramme des photographies est très utile pour vérifier l'exposition de la photographie, surtout quand on est en plein soleil, et qu'on a de la difficulté à voir l'image sur l'écran LCD de l'appareil. Un mode d'affichage clignottant des régions surexposées est aussi disponible.

Naturellement, il y a des situations où l'histogramme va afficher une surexposition, ou une sous-exposition, mais que celle-ci est normale, encore comme la photo ci-haut. En fait, beaucoup de situations d'éclairage vont nécessiter une surexposition, ou l'inverse. Donc, l'histogramme est un aide, mais pas une règle, car on doit souvent ne pas s'en préoccuper, comme pour photographier la lune par exemple, ou une sous-exposition est nécessaire afin d'obtenir des détails de sa surface.

L'histogramme de la photo est simplement un outil d'aide, et il est bien fréquent qu'on ne l'utilisera pas souvent. Un coup d'oeil à la photographie elle-même est habituellement suffisant. Mais, si on a un doute, ou qu'on a de la difficulté à bien voir l'écran LCD de l'appareil photo, on peut alors le consulter pour se rassurer. Il est bien utile pour vérifier les ajustements d'ouverture et la vitesse d'obturateur qu'on a utilisés quand on apprend à utiliser le mode manuel de l'appareil photo.

Personnellement, j'utilise plus l'afficheur des surexpositions que l'histogramme photo, car en général, si la scène est trop sombre, je la ferai ressortir en utilisant un flash. Si la courbe des intensités est contenue dans le centre de l'histogramme, c'est à nos yeux qu'on va se fier. Si la courbe déborde trop vers les limites de l'échelle, on a une perte d'information de l'image, et on doit simplement s'assurer que ce n'est pas une portion importante de la photo qui n'est pas correctement exposée.

L'histogramme photographique est donc un bon outil pour aider à vérifier l'exposition de la photo, quand nos yeux ont de la difficulté à l'évaluer directement sur l'écran LCD de l'appareil. C'est un outil d'aide, et non de formation, pour quelqu'un qui veut apprendre la photographie, car c'est l'oeil et l'expérience qu'on doit améliorer et non notre capacité à consulter les courbes d'un graphique. Avec le temps et l'expérience, un photographe va rarement consulter l'histogramme de la photo, car il sait qu'il a fait une belle photographie.